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Ensemble choral Sainte-Foy-La-Grande

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Historique de l’œuvre du "Messie"

dimanche 10 novembre 2013, par Hélène

Le Messie de Georges Friedrich Haendel est un oratorio créé dans un contexte particulier dont voici les grandes lignes. Les curieux iront lire le récit complet de Stefan Zweig. Le Messie reste une grande œuvre très populaire, souvent offerte dans le temps de l’Avent, notamment chez les britanniques.

Ardent, volontaire et enthousiaste de tempérament, Haendel se remit, à l’âge de 52ans, d’une apoplexie qui devait le laisser terrassé. Il eut alors l’impression que Dieu l’avait tiré de l’abîme, qu’il lui avait rendu son seul véritable langage : jouer de la musique !

Mais l’époque n’étant pas favorable (guerre, froid de l’hiver 1739, impossibilité d’offrir des spectacles et donc de gagner sa vie), Haendel s’enfonce dans les dettes et pense que Dieu l’abandonne. Cette défaite lui est insupportable. Il est anéanti.

Le 21 août 1741 changea le cours de sa vie par la commande d’une nouvelle œuvre. Dans le fond du désespoir et des colères dans lesquels il s’enfonçait, Haendel reçut les premiers mots du travail commandé, Comfort ye, (Console-toi !), comme lui étant adressés et son âme si longtemps assoupie fut tout à coup ranimée. Il sentit enfin revenir en lui la musique. Toutes les paroles lui "parlaient" : And he shall purify, Rejoice !, Behold darkness shall cover the earth, He was despised, But thou didst not leave his soul in hell (consultez ici les traductions du texte anglais) et tant d’autres qui semblaient être écrites pour lui... Comprenant qu’il devait écrire une musique qui aille directement dans les cieux, il fut envahi par une force créatrice étonnante. À la lecture des mots de l’Hallelujah, le chant l’emplit complètement et le mit au travail, avant même d’avoir terminé la lecture du texte.
Sous l’effet d’une profonde ivresse, il ne s’arrêta plus pendant 21 jours, mangeant seulement du bout des lèvres et ne distinguant plus le jour de la nuit.
Quand l’immense édifice du Amen atteint enfin le ciel, Haendel s’affala sur son lit et dormit 17 heures d’affilée dans un sommeil très profond d’où personne n’arrivait à le tirer !
À son réveil, il mangea et but avec joie. Le médecin, venu en renfort, assista à ce bouillonnement de joie et demanda à Haendel ce qui lui était arrivé. Alors Haendel se mit au clavier et, emporté par l’ivresse du jeu, il oublia tout et joua l’œuvre entière devant son médecin muet d’admiration.

"La résurrection du Christ" de Rembrandt

Quelques mois plus tard à Dublin, quelques invités à la dernière répétition du Messie éparpillèrent dans la ville la nouvelle qu’une œuvre hors du commun allait être présentée le 13 avril 1742. Cette première fit salle comble et fut un triomphe. Depuis la création de cette œuvre, Haendel fit sereinement face aux créanciers et aux échecs...

Résumé de La résurrection de Georges-Frédéric Haendel par Stefan Zweig, (Les heures étoilées de l’humanité)

On sait par ailleurs, que le roi Georges II assista à la première à Londres et se leva au moment de l’Hallelujah. Depuis ce jour la tradition de se lever lors de ce chant est perpétrée par les britanniques. Pour quelle raison s’est-il levé ? Par respect pour Le Roi au-dessus des rois ? Parce que la tradition chrétienne invite le peuple à se lever au moment de l’Alléluia ? Nul ne sait...

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